COMBAT ETERNEL DES HOMMES ROUGES
Posté le 27.11.2007 par amerindien
Seattle ou
Sealth fut un chef amérindien de la tribu des Duwamishs connu pour un discours adressé au gouverneur Isaac M. Stevens en 1854.
Biographie
Le Chef Seattle (ou Sealth ou encore Seathl) (vers 1786 - 1866) des tribus amérindiennes Suquamish et Duwamish , père de la princesse Angeline, est né vers 1786 sur l'île Blake dans l'état de Washington, et est mort le 7 juin 1866, dans la réserve Suquamish de Port Madison, Washington (au nord de l'île Bainbridge et au sud de Poulsbo). Son père, Schweabe, était un noble de la tribu des Suquamishs, et sa mère, Scholitza, une Duwamish. La ville de Seattle a été nommée d'après son nom.
Seattle s'est fait une réputation très jeune en tant que chef et guerrier, en prenant en embuscade et battant des ennemis remontant la Green River depuis la cascade, et en attaquant les S'Klallam, une puissante tribu vivant sur la rive nord de la Péninsule Olympique. Il fit de bons mariages, avec des femmes du village de Tola'ltu, au sud est de Duwanish Head dans la baie d'Elliott (qui fait maintenant partie de l'ouest de Seattle). Sa première femme mourut après avoir accouché d'une fille. Une seconde femme lui donna des fils et des filles. Après la mort d'un de ses fils, il se fit baptiser selon le rite catholique, probablement en 1848 près d'Olympia, état de Washington. Ses enfants furent également baptisés et élevés dans la foi, et sa conversion marqua son émergence en tant que chef cherchant à coopérer avec les colons américains.
Dans un trimestriel amérindien évaluant l'héritage de Seattle, on peut lire que Phillip Howell, un chef Klallam, l'aurait considéré comme un « type d'indien vulgaire [« a low type of indian »}, une blague entre autochtones et pire, un lâche et un traître » du fait qu'il avait négocié des traités apportant aux blancs des terres indiennes. Un point de vue différent est exprimé par Peg Deam, une spécialiste du développement culturel au conseil tribal des Suquamishs. Elle aurait dit que le Chef Seattle « s'était retrouvé dans une situation où il eut à faire des choix très difficiles et en définitive douloureux. Beaucoup de cœurs furent brisés par un changement complet de vie. Les colons amenèrent les indiens sur de petites parcelles de terre séparées les unes des autres. Mais en tant que Chef et en mesure de ce qu'il pouvait prévoir, je pense qu'il a fait le bon choix. »
Murray Morgan note qu'un chef dans cette région était simplement « un homme riche d'une certaine éloquence, un homme dont les opinions avaient plus de poids que celle d'autres membres de sa tribu », plutôt qu'un chef héréditaire. Il fait aussi remarquer que Seattle était exceptionnel en ce qu'il se distingua en tant que guerrier, mais qu'il fut d'abord en temps de paix un négociateur (« a peacetime tyee »).
L'épitaphe du Chef Seattle: « Seattle, Chef des Suquamps et des tribus alliées, mort le 7 juin 1866. Fidèle ami des Blancs, la ville de Seattle fut nommée ainsi en son honneur par ses fondateurs. » Et de l'autre côté de la pierre tombale, « Nom de baptême: Noah Sealth, âgé probablement de 80 ans ».
(Le registre des baptêmes de ceux qui l'ont vraisemblablement baptisé, les Oblates de l'Immaculée Marie à la mission St. Joseph de Newmarket près d'Olympia, donne le nom de Noe Seattle.)
Un discours tenu par le Chef Seattle en janvier 1854 a été rapporté par Dr. Henry A. Smith dans le journal Seattle Sunday Star en 1887. Il s'agit d'une réponse à un discours du gouverneur Isaac M. Stevens. Bien qu'il soit hors de question que le Chef Seattle ait tenu un discours à cette occasion, l'exactitude des propos rapportés par Smith peut être sérieusement mise en doute, sans parler de l'exactitude de rapports plus tardifs qui ont leur origine dans celui de Smith.
Il est établi que Smith était présent lors du discours, mais il ne parlait pas la langue utilisée par Seattle, le Salish, et on ne sait toujours pas dans quelle mesure le discours fut traduit à ce moment là dans le jargon Chinook, la langue commerciale de l'Oregon. Selon les Archives nationales des États-Unis National Archives and Records Administration, « L'absence de toute preuve contemporaine amène à douter sérieusement de l'exactitude des souvenirs de Dr. Smith en 1887, environ 32 ans après les événements évoqués. C'est pourquoi il est impossible ... soit de confirmer soit de contester la validité de ce ... message. » En tout cas, la rhétorique qui fleurit dans la version de Smith est celle de Smith, pas celle du Chef Seattle.
Si le contenu du discours n'est pas sûr, les témoins de l'époque sont tous d'accord pour dire que le discours dura environ une demi-heure, et que durant tout le discours, Chef Seattle, un homme assez grand, laissa une main sur la tête du gouverneur Stevens, homme de petite taille.
Une deuxième version du discours fut publiée dans une langue plus moderne par William Arrowsmith dans les années 1960.
Le discours redevint célèbre quand une troisième version commença à circuler dans les années 1980. La version la plus récente ressemble fort peu à l'ancienne, et elle semblerait être l'œuvre de Ted Perry, un auteur vivant sur la côte Est des USA qui écrivit en 1972 pour ABC le script d'un film sur l'écologie intitulé Home. Cette version fait du Chef Seattle un visionnaire en matière d'écologie, parlant de la compréhension de son peuple pour les mécanismes de la nature, ce qui l'amena à jouer un rôle de modèle pour le mouvement écologique
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Posté le 06.11.2007 par amerindien
Raconté par
Mathew King, petit-neveu
Makh'piya Luta (Red Cloud)
"Le peuple de Big Foot n'avait rien fait de mal. C'était au coeur de l'hiver. Les Minniconjous arrivaient du Dakota du Nord pour se réfugier à Pine Ridge aux côtés de Red Cloud. Ils avaient froid. Ils avaient faim. Leur seul but était de survivre. Ils suivaient le précepte de Dieu.
La bande établit son campement à Wounded Knee. Les soldats arrivèrent avec leurs fusils. Ils encerclèrent Big Foot et les siens comme s'il s'était agi de criminels, En fait, il y avait surtout là des vieillards, des femmes et de petits enfants. Big Foot ne voulait pas se battre. Il souffrait déjà d'une pneumonie. Il était pacifique,
Les soldats firent s'aligner les Indiens dans le froid et leur retirèrent toutes leurs armes. L'un des derniers hommes de la file, Yellow Bird, rudoyé par un soldat, leva son fusil et tira à bout portant dans la tête de l'Américain. Ceux qui réussirent à s'enfuir racontèrent tout cela à notre peuple.
Les soldats postés au sommet de la colline ouvrirent alors le feu et n'épargnèrent personne. Les Indiens s'écroulèrent sur le sol et les soldats fauchèrent deux douzaines des leurs, Les guerriers s'efforcèrent de défendre leur peuple. Ils se battirent avec toute leur énergie mais ils n'avaient aucune chance. Les soldats les massacrèrent, puis massacrèrent les vieillards, les femmes et les enfants.
Où est-il dit qu'il faut punir l'ensemble de la famille, l'ensemble du peuple pour les méfaits d'un seul homme ? Est-ce là votre justice ? Est-ce là ce que dit votre Constitution ? Ce n'est pas ce que nous enseigne la Loi de Dieu.
Ils massacrèrent trois cents d'entre nous.
Notre sang conféra son caractère sacré à Wounded Knee.
"Yeah hey ! Yeah hey ! Grand-pères regardez-moi et envoyez moi le pouvoir de la vengeance !"
(Prière Lakota)
Posté le 06.11.2007 par amerindien
LEONARD PELTIER est un militant amérindien Anishinaabe/Lakota, né lé 12 septembre 1944, incarcéré depuis 1976 et condamné à deux peines à perpétuité. Il est membre de l'American Indian Movement.
L'organisation Amnesty international le considère comme un prisonnier politique, qui "devrait être libéré immédiatement et sans condition."
Leonard Peltier a été inculpé de l'assassinat de deux agents du FBI puis condamné à deux peines consécutives de prison à perpétuité le 2 juin 1977 à Fargo (Dakota du Nord). Il est incarcéré au pénitencier fédéral de Leavenworth (Kansas). Il n'a pas bénéficié de la révision de son procès.
Toutefois, ses partisans disent que :
• Son arrestation et son extradition du Canada aurait été obtenues sur la présentation de dépositions, obtenues par le FBI, de Myrtle Poor Bear, une jeune femme indienne dont le témoignage sera écarté par le juge sur la base d'instabilité mentale au moment du procès de Peltier ;
• Ses avocats se sont vu imposer des restrictions dans leur argumentation et n'ont pas été autorisés à présenter des témoins lors de son procès.
Les recours
Les avocats de Peltier ont déposé une nouvelle plainte dans le cadre de la Loi sur la Liberté de l’Information (FOIA), pour obtenir la déclassification de plus de 100 000 pages sur cette affaire, qui sont toujours classées par le FBI et la CIA pour des raisons de « sécurité nationale ». Le but de cette action étant d’obtenir de nouvelles preuves, ce qui permettrait de ramener le cas Peltier devant différentes cours de justice. Le FBI a remis en juillet 2002 plus de 30 000 pages à la défense permettant à l'équipe légale de Peltier de travailler sur un appel devant une cour fédérale.
La dernière action en justice à été déposée, en avril 2002, dans le cadre du droit civil américain. Leonard Peltier et ses avocats ont décidé d’attaquer le FBI pour son rôle dans cette affaire depuis 1975.
Depuis près de 30 ans, plusieurs personnalités à travers le monde (Nelson Mandela, Rigoberta Menchú, Mgr Desmond Tutu, les groupes Rage Against The Machine et tagada jones, le chanteur Renaud...), ainsi que des millions d'anonymes, réclament la libération de Leonard Peltier. Lors de sa réélection, Bill Clinton avait assuré qu'il " n'oublierait pas Leonard Peltier" sans avoir donné à Leonard Peltier la clémence présidentielle.
Leonard Peltier est, pour de nombreux amérindiens, un symbole de la lutte et de la résistance des amérindiens.
Leonard Peltier clame son innocence depuis 1976.
" Le futur appartient au créateur seulement et c'est le créateur qui le donne à la jeunesse. " Leonard Peltier
"Mon crime est d'être indien. Quel est le votre?" Leonard Peltier
Actualité: Leonard Peltier est actuellement candidat pour le prix Nobel de la paix 2007.
Références :
• « Écrits de Prison » de Leonard Peltier, a été traduit en français. Il est publié aux Éditions Albin Michel qui ont pris l'engagement de reverser tous les bénéfices des ventes de l'ouvrage au comité de défense de Leonard (Kansas, USA) afin de soutenir la campagne pour sa libération (disponible par le biais du LPSG-France/CSIA contre un chèque de 16,94 euros).
• « In the Spirit of Crazy Horse » de Peter Matthiessen, (1991), New York, éd. Viking Penguin (existe en anglais uniquement).
• « The Trial of Leonard Peltier » de Jim Messerschmidt (1983), Boston, éd. South End Press .
• « Agents of Repression » de Ward Churchill et Jim Vander Wall (1990), Boston, éd. South End Press.
• « Incident à Oglala », documentaire sur le cas Peltier, réalisé par Michael Apted et Robert Redford (1992) - vidéo.
• « L’esprit de Crazy Horse », documentaire sur la lutte des Lakota, la création de l’AIM et l’affaire Peltier, réalisé par Michel Dubois et Michael McKiernan (1990) - vidéo.
• « Freedom », chanson du groupe Américain Rage Against The Machine dans l'album Eponyme.
• « Leonard's song », chanson écrite et chantée par Renaud, musique de Alain Lanty - Album « Rouge Sang » édition limitée.
• « Leonard Peltier Free! », chanson du chanteur basque Fermin Muguruza sur l'album « In-komunikazioa » (2002).
• La marque de haute couture Vivienne Westwood a également apposé le slogan "Leonard Peltier is innocent", écrit dans un aigle rouge, à certaines de ses campagnes de publicité magazine.
Posté le 06.11.2007 par amerindien
INAPA une association qui se propose de promouvoir et faire connaître la culture indienne.
Notre but : un partage de culture d'amitié et de solidarité avec nos amis Indiens des U.S.A. et du CANADA