Posté le 06.11.2007 par amerindien
"
Mes jeunes gens ne travailleront jamais.
Les hommes qui travaillent ne peuvent rêver et la sagesse nous vient par les rêves.
Vous me demandez de labourer la terre.
Dois-je prendre un couteau et déchirez le sein de ma mère ?
Alors, quand je mourrai, elle ne voudra pas me prendre dans son sein pour que je m'y repose.
Vous me demandez de creuser pour trouver de la pierre.
Dois-je creuser sous sa peau pour m'emparer de ses os ?
Alors, quand je mourrai, je ne pourrai plus entrer dans son corps pour renaître.
Vous me demandez de couper l'herbe, d'en faire du foin, de le vendre pour être aussi riche que les hommes blancs.
Mais comment oserais-je couper les cheveux de ma mère ?"
Smohalla, Chef Nez Percés
--
Posté le 06.11.2007 par amerindien
"Nous sommes en train de disparaître de la surface de la terre, mais je continue à croire qu'il doit y avoir une bonne raison pour que Yoséné nous ait créés. Il a donné vie à toute une variété d'espèces d'hommes. Ainsi, pour chaque espèce créée, Il désigna un pays particulier. Lorsque Yoséné créa les Apaches, Il leur donna un pays qui se situe a l'ouest. Pour la nourriture, Il leur remit des graines, des fruits et du gibier. Afin de soigner les différentes maladies, Il leur enseigna où trouver ces plantes médicinales. Puis Il leur enseigna où trouver ces plantes et comment les préparer. Il leur accorda un climat doux et tout ce dont ils avaient besoin pour se vêtir et s'abriter...Cela eut lieu au tout début de la création : car Yoséné créa simultanément le peuple apache et son pays. Et quand viendra le jour où les Apaches seront séparés de leur terre, ils tomberont malades et mourront. Combien de temps s'écoulera-t-il pour que l'on dise qu'il n'y a plus d'Apaches?"
Gokh-la-yeh (Geronimo) Chef apache Bedonkohe
Posté le 06.11.2007 par amerindien
"Quand le dernier arbre aura été abattu - Quand la dernière rivière aura été empoisonnée - Quand le dernier poisson aura été péché - Alors on saura que l'argent ne se mange pas."
Geronimo (
Gokh-La-Yeh) chef Apache Bedonkohe
Posté le 06.11.2007 par amerindien
Géronimo et les Chiricahuas
Tous solidaires pour la Nuit Apache
Chez Joseph et les Nez Percés
Les Peaux-rouges marchent pour leur liberté !
Personne ne t'aidera dans ce monde
C'est toi qui dois te préparer
Sois fort, rapide et coureur de fond
Habile à te cacher ou à esquiver
Apprends à courir, wow, dans les montagnes
Entraîne toi dans l'Art de la poursuite
Dans l'Art de la Mort et de l'Embuscade
Apprends à courir sur les toits de la ville
Capitaine Jack et ses Modocs
Jeunesse rebelle et Soldats du Rock
Couteau Calme et les Cheyennes
Mao Tsé Toung et les Indiens de plaines !
Tu n'as pas d'amis pas même ta soeur
Pas même ton frère, ton père ou ta mère
Ton plus grand ennemi c'est la Peur
La Vie est un combat contre toi-même
Ces sont tes jambes qui sont tes amies
C'est ton cerveau qui est ton ami
Ces sont tes yeux qui sont tes amis
Ce sont tes mains qui le sont aussi !
Otawas Potawatomis
Jiricaillas et Cherokees
Jeunes de banlieues, peuple paint en rouge
Sors de ta réserve, il faut que ça bouge !
Il te faudra de la sueur et des larmes
Et parfois même tu ne sais plus pourquoi
Mais c'est ça la voie de la Liberté
La Nature est là, tu peux la saluer
Danse, danse, danse avec nous
Danse, danse la danse des Sioux
Danse le Pogo de la Revanche
La Nuit Apache pour la fête et la danse !
Posté le 06.11.2007 par amerindien
INAPA une association qui se propose de promouvoir et faire connaître la culture indienne.
Notre but : un partage de culture d'amitié et de solidarité avec nos amis Indiens des U.S.A. et du CANADA
Posté le 06.11.2007 par amerindien
LEONARD PELTIER est un militant amérindien Anishinaabe/Lakota, né lé 12 septembre 1944, incarcéré depuis 1976 et condamné à deux peines à perpétuité. Il est membre de l'American Indian Movement.
L'organisation Amnesty international le considère comme un prisonnier politique, qui "devrait être libéré immédiatement et sans condition."
Leonard Peltier a été inculpé de l'assassinat de deux agents du FBI puis condamné à deux peines consécutives de prison à perpétuité le 2 juin 1977 à Fargo (Dakota du Nord). Il est incarcéré au pénitencier fédéral de Leavenworth (Kansas). Il n'a pas bénéficié de la révision de son procès.
Toutefois, ses partisans disent que :
• Son arrestation et son extradition du Canada aurait été obtenues sur la présentation de dépositions, obtenues par le FBI, de Myrtle Poor Bear, une jeune femme indienne dont le témoignage sera écarté par le juge sur la base d'instabilité mentale au moment du procès de Peltier ;
• Ses avocats se sont vu imposer des restrictions dans leur argumentation et n'ont pas été autorisés à présenter des témoins lors de son procès.
Les recours
Les avocats de Peltier ont déposé une nouvelle plainte dans le cadre de la Loi sur la Liberté de l’Information (FOIA), pour obtenir la déclassification de plus de 100 000 pages sur cette affaire, qui sont toujours classées par le FBI et la CIA pour des raisons de « sécurité nationale ». Le but de cette action étant d’obtenir de nouvelles preuves, ce qui permettrait de ramener le cas Peltier devant différentes cours de justice. Le FBI a remis en juillet 2002 plus de 30 000 pages à la défense permettant à l'équipe légale de Peltier de travailler sur un appel devant une cour fédérale.
La dernière action en justice à été déposée, en avril 2002, dans le cadre du droit civil américain. Leonard Peltier et ses avocats ont décidé d’attaquer le FBI pour son rôle dans cette affaire depuis 1975.
Depuis près de 30 ans, plusieurs personnalités à travers le monde (Nelson Mandela, Rigoberta Menchú, Mgr Desmond Tutu, les groupes Rage Against The Machine et tagada jones, le chanteur Renaud...), ainsi que des millions d'anonymes, réclament la libération de Leonard Peltier. Lors de sa réélection, Bill Clinton avait assuré qu'il " n'oublierait pas Leonard Peltier" sans avoir donné à Leonard Peltier la clémence présidentielle.
Leonard Peltier est, pour de nombreux amérindiens, un symbole de la lutte et de la résistance des amérindiens.
Leonard Peltier clame son innocence depuis 1976.
" Le futur appartient au créateur seulement et c'est le créateur qui le donne à la jeunesse. " Leonard Peltier
"Mon crime est d'être indien. Quel est le votre?" Leonard Peltier
Actualité: Leonard Peltier est actuellement candidat pour le prix Nobel de la paix 2007.
Références :
• « Écrits de Prison » de Leonard Peltier, a été traduit en français. Il est publié aux Éditions Albin Michel qui ont pris l'engagement de reverser tous les bénéfices des ventes de l'ouvrage au comité de défense de Leonard (Kansas, USA) afin de soutenir la campagne pour sa libération (disponible par le biais du LPSG-France/CSIA contre un chèque de 16,94 euros).
• « In the Spirit of Crazy Horse » de Peter Matthiessen, (1991), New York, éd. Viking Penguin (existe en anglais uniquement).
• « The Trial of Leonard Peltier » de Jim Messerschmidt (1983), Boston, éd. South End Press .
• « Agents of Repression » de Ward Churchill et Jim Vander Wall (1990), Boston, éd. South End Press.
• « Incident à Oglala », documentaire sur le cas Peltier, réalisé par Michael Apted et Robert Redford (1992) - vidéo.
• « L’esprit de Crazy Horse », documentaire sur la lutte des Lakota, la création de l’AIM et l’affaire Peltier, réalisé par Michel Dubois et Michael McKiernan (1990) - vidéo.
• « Freedom », chanson du groupe Américain Rage Against The Machine dans l'album Eponyme.
• « Leonard's song », chanson écrite et chantée par Renaud, musique de Alain Lanty - Album « Rouge Sang » édition limitée.
• « Leonard Peltier Free! », chanson du chanteur basque Fermin Muguruza sur l'album « In-komunikazioa » (2002).
• La marque de haute couture Vivienne Westwood a également apposé le slogan "Leonard Peltier is innocent", écrit dans un aigle rouge, à certaines de ses campagnes de publicité magazine.
Posté le 06.11.2007 par amerindien
Raconté par
Mathew King, petit-neveu
Makh'piya Luta (Red Cloud)
"Le peuple de Big Foot n'avait rien fait de mal. C'était au coeur de l'hiver. Les Minniconjous arrivaient du Dakota du Nord pour se réfugier à Pine Ridge aux côtés de Red Cloud. Ils avaient froid. Ils avaient faim. Leur seul but était de survivre. Ils suivaient le précepte de Dieu.
La bande établit son campement à Wounded Knee. Les soldats arrivèrent avec leurs fusils. Ils encerclèrent Big Foot et les siens comme s'il s'était agi de criminels, En fait, il y avait surtout là des vieillards, des femmes et de petits enfants. Big Foot ne voulait pas se battre. Il souffrait déjà d'une pneumonie. Il était pacifique,
Les soldats firent s'aligner les Indiens dans le froid et leur retirèrent toutes leurs armes. L'un des derniers hommes de la file, Yellow Bird, rudoyé par un soldat, leva son fusil et tira à bout portant dans la tête de l'Américain. Ceux qui réussirent à s'enfuir racontèrent tout cela à notre peuple.
Les soldats postés au sommet de la colline ouvrirent alors le feu et n'épargnèrent personne. Les Indiens s'écroulèrent sur le sol et les soldats fauchèrent deux douzaines des leurs, Les guerriers s'efforcèrent de défendre leur peuple. Ils se battirent avec toute leur énergie mais ils n'avaient aucune chance. Les soldats les massacrèrent, puis massacrèrent les vieillards, les femmes et les enfants.
Où est-il dit qu'il faut punir l'ensemble de la famille, l'ensemble du peuple pour les méfaits d'un seul homme ? Est-ce là votre justice ? Est-ce là ce que dit votre Constitution ? Ce n'est pas ce que nous enseigne la Loi de Dieu.
Ils massacrèrent trois cents d'entre nous.
Notre sang conféra son caractère sacré à Wounded Knee.
"Yeah hey ! Yeah hey ! Grand-pères regardez-moi et envoyez moi le pouvoir de la vengeance !"
(Prière Lakota)
Posté le 06.11.2007 par amerindien
Le massacre de Wounded Knee a eu lieu aux États-Unis d'Amérique (Dakota du Sud) le 29 décembre 1890. Environ 200 amérindiens de la tribu Lakota Minneconjou des Sioux (dont plusieurs dizaines de femmes et des enfants) ont été tués par l'armée des États-Unis. Le terme de "massacre" a été employé par le Général Nelson A. Miles dans une lettre du 13 mars 1917 au commissaire aux affaires indiennes.
Cinq cents soldats du 7e régiment de cavalerie des États-Unis appuyé par quatre mitrailleuses Hotchkiss ont encerclé un campement d'indien Lakota avec l'ordre de les convoyer en train vers Omaha dans le Nebraska. Le commandant du 7e avait reçu l'ordre de procéder à un désarmement préalable. Il existe différentes versions du massacre mais les historiens s’accordent sur le fait que les tirs ont commencé pendant le désarmement des Indiens. Un coup de fusil a retenti et les Indiens, désarmés et encerclés, ont été mitraillés. Vingt-cinq soldats de la cavalerie ainsi que 153 indiens Sioux ont alors été tués, y compris 62 femmes et enfants. Les cadavres indiens furent enterrés dans une fosse commune sur le lieu du massacre. D'autres Sioux sont morts de leurs blessures ultérieurement. Les soldats tirant de quatre cotés à la fois, certaines des victimes militaires ont probablement été touchées par leurs camarades.
En février 1890, le gouvernement des États-Unis a rompu un traité passé avec les Lakota en divisant la Grande réserve Sioux de l'État du Dakota du Sud (qui englobait la plus grande partie de l'État) en cinq réserves dont la totalité était plus petite. Ceci a été réalisé pour satisfaire les intérêts des propriétaires de l'Est et était conforme à la politique clairement affichée du gouvernement "de rompre les relations tribales" et d’obliger "les Indiens à se conformer au mode de vie de l'homme blanc, pacifiquement si possible ou sinon par la force".
Une fois les réserves "ajustées", les tribus ont été séparées en unités familiales sur des parcelles de terrain de 320 acres. En raison de la sécheresse, les récoltes de 1890 sont insuffisantes pour assurer l’alimentation des Sioux. Malheureusement pour les Indiens, le gouvernement avait aussi réduit les rations de moitié, les Indiens étant jugés "paresseux". Comme le bison avait de plus été pratiquement éradiqué de la plaine quelques années plus tôt, les Sioux crient famine.
La Danse des esprits (Ghost Dance) [modifier]
En 1890, Jack Wilson, un chef religieux amérindien connu sous le nom de Wovoka déclara que pendant l'éclipse totale du soleil du 1er janvier 1889 il avait reçu la révélation d'être le Messie de son peuple. Le mouvement spirituel qu'il créa devint connu sous le nom de "Danse des esprits" (Ghost Dance), mélange syncrétique de spiritualisme Paiute et de christianisme Shaker. Bien que Wilson ait prédit la disparition des hommes blancs, il a également enseigné que jusqu'au jour du Jugement dernier, les amérindiens devaient vivre en paix et ne pas refuser de travailler pour les blancs.
Chez les Sioux, les deux premiers convertis à cette nouvelle religion furent Kicking Bear et Short Bull, de la réserve de Pine Ridge. Tous deux ont reconnus que Wilson avait fait de la lévitation devant eux mais ils interprétèrent différemment ses paroles. Ils ont rejeté la prétention de Wilson d'être le Messie et ont cru que le Messie n'arriverait pas avant 1891. Ils ont aussi refusé le pacifisme de Wilson et estimé que des vêtements spéciaux, les "chemises des esprits" ("ghost shirts") les protégeraient des balles.
La danse des Esprits se propage rapidement chez les Sioux, démoralisés et affamés. Effrayés, les agents indiens demandent l'aide de l'armée. Bien que probablement une majorité des Indiens de la réserve de Pine Ridge ait été convertie, le chef Sitting Bull n'en faisait pas partie. Cependant, il a garanti la liberté religieuse ; les fonctionnaires fédéraux ont cependant interprété cette tolérance comme un appui total et le Général Nelson Miles a ordonné son arrestation. 43 policiers indiens ont essayé de l'arrêter le 15 décembre 1890 à la "Standing Rock Agency". Pour des raisons peu claires, une fusillade s'est ensuivie et Sitting Bull était parmi les douze tués.
400 Hunkpapa Lakota fuirent à la réserve indienne de Cheyenne River des Lakota Minniconjou. 38 Hunkpapa Lakota du village de Sitting Bull trouvent refuge dans le campement des Lakota Minniconjou de Big Foot dans la réserve de Cheyenne River. Miles ordonna aussitôt l'arrestation de Big Foot mais l'armée temporisa, espérant que sa réputation de pacifiste préviendrait les hostilités. Quand les Hunkpapa arrivèrent, et apeurés par l'arrivée de nombreux soldats dans la réserve, les 300 Minniconjous décident d’abandonner leur village et de rejoindre le chef Red Cloud (qui ne faisait pas partie du mouvement de la Danse des Esprits) à l’agence de Pine Ridge.
Ignorant les intentions des Indiens, et craignant que la destination de Big Foot ne soit le bastion des danseurs des Esprits dans les Bad Lands, le général Miles déploie le 6e et le 9e régiment de cavalerie pour bloquer les Minniconjou.
Le clan de Big Foot est intercepté par le Major Samuel Whitside et environ 200 hommes du 7ème régiment de cavalerie (massacré à Little Big Horn par les Sioux 14 ans auparavant). Whitside transfère Big Foot qui souffre d'une sévère pneumonie vers une ambulance de campagne et escorte les Lakota à leur camp pour la nuit à Wounded Knee Creek. L'armée fournit aux Lakota des tentes et des rations. Les Indiens sont comptés : il y a dans le village 120 hommes et 230 femmes et enfants.
Le matin suivant, les Lakota trouvèrent face à eux le reste du régiment, avec son commandant, le colonel James W. Forsyth, arrivé pendant la nuit, ainsi qu'une batterie de canons Hotchkiss du 1er régiment d'artillerie. Les armes étaient disposées sur une petite colline surplombant le campement. Forsyth informa Whitside que les Lakota devaient être transférés dans un camp militaire à Omaha dans le Nebraska.
Le massacre [modifier]
Canon Hotchkiss à Wounded KneeLa 7e de cavalerie avait reçu l'ordre du commandant du département de la Platte, le Général John Brooke, de désarmer le clan de Big Foot avant le transfert vers le Nébraska. La veille au soir, après avoir été escortés au camp et avoir été encerclés de toute part, les Lakota ont été considérés comme des prisonniers virtuels. Forsyth a choisi de ne pas essayer de les désarmer dans la soirée.
Au matin, les hommes Lakota sont rassemblés et informés qu'ils doivent remettre toutes leurs armes à feu. Les soldats craignant que des armes restent cachées commencent à fouiller les tentes, provoquant la colère des Lakota, qui selon l'armée, étaient sous l'influence d'un chaman Minniconjou, Yellow Bird.
Lorsque les soldats tentent de désarmer un Lakota nommé Black Coyote, un coup de feu part. Une fusillade générale s’ensuit. La plupart des hommes Lakota, encerclés par les soldats, sont abattus. Les survivants se dégagent. C’est alors que les canons bombardent le village des femmes et des enfants.
Quand le tir s’est arrêté, 146 Lakota avaient été tués ainsi que 25 soldats de la cavalerie des États-Unis. Big Foot figure parmi les morts. Les soldats tirant de tous les cotés, on pense que certains des les soldats ont été tués par leur propre régiment mais aucune enquête n'a permis de connaître la vérité.
Conséquences [modifier]
Lorsque la tempête de neige qui s'est abattue entre temps s'est calmée, les militaires embauchent des civils pour enterrer les victimes Lakota. 146 Lakota ont été ainsi enterrés dans une fosse commune: 84 hommes et garçons, 44 femmes, et 18 enfants. De plus, 7 blessés Lakota sont morts à l'hôpital de Pine Ridge des suites de leurs blessures.
Le Colonel Forsyth, désavoué par le Général Nelson Miles, a été immédiatement relevé de son commandement. Une enquête militaire approfondie menée par Miles critique les dispositions tactiques prises par Forsyth tout en l'exonérant de sa responsabilité. Le Secrétaire à la guerre rétablit alors Forsyth dans son commandement du 7e régiment de cavalerie. La cour a jugé que, pour la plupart, les soldats de la cavalerie avaient essayé d'éviter les atteintes aux non-combattants. Néanmoins Miles continua à critiquer Forsyth qui selon lui avait délibérément désobéi aux ordres. C’est du général Miles que vient l'opinion selon laquelle Wounded Knee est un massacre délibéré plutôt qu'une tragédie provoquée par des décisions malheureuses (l’opinion publique américaine étant alors généralement favorable à Forsyth).
Vingt "médailles d'honneur" ont été attribuées à des soldats du 7e de cavalerie pour leur conduite durant le massacre. Actuellement, les Amérindiens réclament encore instamment qu'elles soient requalifiées en "médailles du déshonneur".
Beaucoup de non-Lakota vivant près des réserves ont interprété la bataille comme la défaite d'un culte meurtrier, la "Danse des esprits", faisant l’amalgame entre les adeptes de ce culte et les amérindiens en général. Peu après le massacre, un jeune rédacteur de journal, L. Frank Baum, qui deviendra plus tard célèbre en tant qu'auteur du Magicien d'Oz écrit dans le journal Aberdeen Saturday Pioneer du samedi 3 janvier 1891 :
"L'Aberdeen Saturday Pioneer a par le passé déclaré que notre sûreté dépendait de l'extermination des Indiens. Après leur avoir fait du tort pendant des siècles, nous devrions, afin de protéger notre civilisation, insister encore et débarrasser la terre de ces créatures indomptées et indomptables. De cela dépend la sécurité des colons et des soldats commandés par des incompétents. Autrement, nous pouvons nous attendre à ce que les années futures nous apportent autant de déboires avec les Peaux Rouges que les années passées. "
Vers la fin du XXe siècle, les critiques se font plus vives. Beaucoup considèrent l'évènement comme une des plus grandes atrocités de l'histoire des États-Unis. Il a été commémoré par la chanson engagée "Bury My Heart at Wounded Knee" ("Enterre mon cœur à Wounded Knee") écrit par Buffy Sainte-Marie. Il est aussi le sujet d'un livre à succès de l'historien Dee Brown publié en 1971 :"Enterre mon cœur à Wounded Knee : la longue marche des Indiens vers la mort" (Bury my heart at Wounded Knee, an Indian history of the American West). New York : Holt, Rinehart & Winston.
Dernier conflit armé avec les amérindiens? [modifier]
Wounded Knee est généralement considéré comme l'évènement qui met fin à 400 ans de guerres indiennes. À strictement parler pourtant, le massacre n'a pas été le dernier conflit entre les amérindiens et les États-Unis. Une escarmouche a eu lieu à la Mission Drexel le lendemain du massacre de Wounded Knee, qui a entrainé la mort d'un soldat de la cavalerie et la blessure de six autres appartenant au 7 ème régiment de cavalerie des États-Unis). Cet évènement à la Mission Drexel fut presque totalement éclipsé par la tragédie de la veille. Les danseurs Lakota qui avaient été persuadés de se rendre ont plutôt fui en apprenant ce qui s'était passé à Wounded Knee. Ils ont brûlé plusieurs bâtiments de la mission puis ont attiré un escadron du 7e de cavalerie dans un guet-apens et l'ont harcelé jusqu'à l'arrivée des renforts du 9 ème régiment de cavalerie des États-Unis. Le lieutenant James D. Mann, un des principaux responsables du tir à Wounded Knee est mort de ses blessures dix-sept jours plus tard, le 15 janvier 1891, à Ft.Riley dans le Kansas.
Février 1973 : renouveau de la cause indienne [modifier]
Plus de quatre-vingts ans après le massacre, le 27 février 1973, Wounded Knee a été le théâtre d'un affrontement entre les autorités fédérales et les militants de l'"American Indian Movement".
Ce jour là, près de trois cent Sioux Oglala ainsi que des sympathisants de la cause indienne se rendirent au village de Wounded Knee et l'occupèrent pour exiger qu'on reconnaisse leurs droits et leur terre.
Cet évènement est raconté dans un livre publié par les "Akwesasne Notes" en 1973 : "Voices from Wounded Knee". Il a été mis en film dans Lakota Woman, siège à Wounded Knee, à travers la participation à l'événement de Mary Crow Dog.
En quelques heures, plus de 2.000 agents du FBI, des policiers fédéraux et des représentants du Bureau des affaires indiennes cernent la ville et organisent un blocus avec des véhicules blindés, des mitrailleuses etc.
Le siège dura 71 jours et fit deux morts dont Franck Clearwater, un indien qui se reposait dans une église. Une paix fut signée et les deux camps acceptèrent de désarmer. Les Indiens avaient instauré une communauté remarquable, avec des cantines communautaires, un service de santé et un hôpital, au sein du territoire assiégé. Un indien Navajo, vétéran de la guerre du Vietnam a alors déclaré :
"Le calme des gens était réellement stupéfiant étant donné qu'on nous tirait dessus sans arrêt.. mais ils restaient parce qu'ils avaient une cause à défendre. C'est pour çà qu'on a perdu au Vietnam, parce que la cause était mauvaise. On a fait une guerre de riches pour les riches... A Wounded Knee on a fait du bon boulot et le moral était bon. On continuait à rigoler malgré tout."
Posté le 06.11.2007 par amerindien
Le massacre de
Sand Creek est un incident dans les guerres indiennes des États-Unis qui s'est produit le 29 novembre 1864, quand la milice de territoire du Colorado a attaqué un village de Cheyenne et de l'Arapaho campés sur les plaines orientales.
Le colonel John Chivington et ses 700 cavaliers attaquèrent le camp indien qui comptait 500 personnes, guerriers mais aussi femmes, vieillards et enfants. Au terme des combats entre 150 et 184 indiens avaient été massacrés, les soldats américains eurent 15 tués et 50 blessés.
La violence du massacre entraîna une remise en question de la politique américaine d'extermination des amérindiens.
Historique:
1864 LE MASSACRE DE SAND CREEK.
" Lorsqu’ils s’installèrent dans les Blacks Hill, les Cheyenne y trouvèrent déjà les Arapaho avec lesquels ils s’entendirent. Leurs besoins étaient les mêmes. Ils s’allièrent souvent contre l’armée des États-Unis. Ces tribus étaient unies. Avec l’arrivée massive de nouveaux colons, quelques incidents ( rares toutefois ) eurent lieu. Mais le massacre de Sand Creek aggrava la situation, et une guerre commença.
À la fin de la guerre contre les Blancs, les Cheyenne durent intégrer des réserves et leur nombre diminua. Le massacre eut lieu le 29 Novembre 1864 et fut surnommé le "Massacre de Chivington ". Avec l’arrivée massive de colons, des incidents apparurent et les officiers du territoire du Colorado demandèrent aux Cheyenne et aux Arapaho, de regagner les forts pour discuter d’un arrangement. Le jour dit, le Colonel Chivington, qui était pour l’extermination des Indiens, se présenta devant eux. Alors que le chef Cheyenne Black Kettle, avait hissé le drapeau US et le drapeau blanc, le Colonel, soutenu par 700 hommes de troupe, ordonna le massacre.
Deux tiers des Indiens étaient des femmes et des enfants. 500 Indiens furent massacrés et les soldats mutilèrent les corps de 200 d’entre eux. Il semblerait que des soldats de l’armée régulière n’aient pas participé au massacre, car je cite, " c’était indigne de notre rang de soldat " (citation de Frederick A. Wilson, soldat ).
Ce fut le pire massacre jamais perpétré en si peu de temps contre les indiens. Les seuls responsables des tribus Amérindiennes furent les Yankees et les colons. De nombreux généraux américains sont des CRIMINELS de guerre et le resteront jusqu’à nos jours. Les massacres restent toujours impunis, et il existe encore et toujours des réserves. Où sont les droits de l’homme ? " Texte écrit par Dun knife et little Wolf.
PHOTO :
Black Kettle chef Cheyenne ayant survécu au massacre.
Posté le 07.11.2007 par amerindien
La bataille de Little Big Horn (ou Little Bighorn) s'est déroulée le 25 juin 1876 à proximité de la rivière Little Bighorn (affluent du Bighorn, un affluent du Yellowstone), dans le Montana. Elle oppose les 647 hommes du 7e régiment de cavalerie de l'US Army du lieutenant-colonel George A. Custer à une coalition de Cheyennes et de Sioux rassemblés sous l'influence de Sitting Bull. Par contre, le commandement des attaques au 25 juin est confié et mené par Crazy Horse et Gall.
Repères
Lieutenant-colonel (breveté major-général) George A. CusterEn 1874, George Armstrong Custer conduit une expédition d’exploration des Black Hills (Montana/Dakota), dans la réserve des Sioux Lakotas et y découvre des gisements aurifères. Les autorités tentent d’abord d’endiguer la vague des chercheurs d’or, avant de chercher à acheter les Black Hills aux Indiens. En septembre 1875, les négociations avec les Sioux échouent. En novembre le général Terry lance un ultimatum au 31 décembre pour les chasser de leurs territoire, par la force si nécessaire. Au printemps 1876, plusieurs colonnes convergent vers les Indiens.
La bataille
Après l'échec du général Crook à la bataille de la Rosebud le 17 juin, le lieutenant-colonel George Armstrong Custer (général par brevet en 1865) conduit l'attaque d'un camp d'Indiens Sioux et Cheyennes d'environ 6000 personnes (dont 1500 guerriers). Les Indiens sont menés par les chefs Sitting Bull et Crazy Horse.
Custer divise ses forces afin d'attaquer de plusieurs côtés à la fois : le commandant Reno avec 3 compagnies ou escadrons (cies A,G et M = 170 personnes), le capitaine Benteen avec 3 escadrons (cies D,H et K = 125 pers), Custer avec 5 escadrons (cies E,F,C,I et L = 216 pers). Devant rester à l'arrière avec les munitions, le capitaine McDougall dispose d'un escadron (cie B) [101 pers.].
15h20
La bataille commence alors que les compagnies de Reno descendent dans la petite vallée et prennent une formation en ligne dite de skirmish line. Les Indiens sont pris par surprise, mais se portent à la rencontre de Reno qui les attaque dans le val. Pendant ce temps, Custer longe les collines pour prendre le village sur son flanc. Les deux forces n'ont alors plus aucun contact visuel. Vers 15h50, le major Reno a le flanc gauche exposé et commence à se faire déborder sur l'arrière. Il ordonne donc à ses cavaliers de se remettre en selle et de se retirer dans le sous-bois afin de consolider son flanc droit. Par contre, les arbres empêchent les cavaliers de se positionner de manière ordonnée. Les guerriers chargent alors les cavaliers en désordre à travers le bois. Reno est submergé, il panique en ordonnant à ses hommes de monter à cheval, de mettre pied à terre puis de remonter... La confusion s'installe et il donne alors l'ordre de la retraite en se dirigeant vers le haut de la colline. Ses hommes tentent de le suivre mais Reno n'a laissé aucune force de couverture ou arrière garde afin de couvrir sa retraite précipitée. Ceci provoque une déroute et 40 soldats sont tués et 13 blessés par les Indiens, menés par les chefs Two Moon, Crazy Horse et Crow King.
16h10
Custer atteint une butte près du village. Il a besoin de reconnaître le terrain et trouver un gué pour assurer la future offensive du capitaine Benteen, au centre. Il envoie d'ailleurs un messager ordonnant à Benteen de le rejoindre rapidement et d'apporter avec lui des caisses de munitions transportables par les cavaliers ("bring packs"). Le train de mulet avance toujours indépendamment dans le dispositif.
16h20
Custer a divisé son bataillon en deux ailes : l'aile gauche, sous son commandement, comprend les compagnies E et F, qui devront aller reconnaître le gué au bas de Medicine Tail Coulee. L'aile droite, sous le commandement du capitaine Keogh, doit protéger la manœuvre en engageant une bande d'Indiens montés revenus d'une partie de chasse et visibles au nord-est de Medicine Tail Coulee. La reconnaissance faite, le régiment se regroupe au complet sur Calhoun Hill, au nord-ouest. Custer développe la suite de son plan : l'aile droite de Keogh se déploie sur la crête en ligne d'escarmouche, pendant que Custer et l'aile gauche reconnaissent un second gué (North Ford), toujours dans le but de lancer une attaque d'encerclement. Selon toutes vraisemblances, Custer croit Reno toujours engagé.
Pendant ce temps, le capitaine Benteen fait sa jonction avec le major Reno sur une colline ce qui deviendra aujourd'hui le Reno-Benteen Battlefield. Indigné de l’inaction de Reno, le capitaine Weir et ses hommes tenteront de se porter à la rencontre de Custer à 16h50. Ils resteront 45 minutes sans être soutenu. Le major Reno et le capitaine Benteen les rejoindront à 18 heures, alors que Custer et ses hommes sont sur le point d'être anéantis et, sans leur porter secours, feront retraite sur Reno Hill, de peur d'être repérés par les forces indiennes.
17h30-18h20
Les Indiens, sous le commandement du chef cheyenne Lame White Man, mènent l'offensive. L'aile gauche de Custer est brisée près de Deep Ravine où elle avait établi un périmètre de défense. Débordé sur son flanc, l'aile droite s'effondre à son tour à 17h50, après plus d'une heure de combat à 1 contre 5, sur un terrain défavorable à la cavalerie démontée. Le dernier carré de cavaliers américains succombe à 18h20 après des combats acharnés (cet épisode deviendra légendaire sous le nom de "Dernière résistance de Custer", Custer's Last Stand).