Posté le 06.11.2007 par amerindien
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Lorsque le dernier homme rouge aura péri, et que le souvenir de ma tribu sera devenu un mythe parmi les hommes blancs, ces rivages s'animeront des morts invisibles de ma tribu.
Quand les enfants de vos enfants se croiront seuls dans les champs, les boutiques ou le silence des bois sans chemin, ils ne seront pas seuls.
La nuit, quand les rues de vos villes seront désertes, elles seront remplies des multitudes de revenants qu'elles contenaient jadis et qui aiment encore ce beau pays. Et l'homme blanc ne sera jamais seul.
Qu'il soit juste et traite mon Peuple avec bonté, car les morts ne sont pas sans pouvoir.
Morts, ai-je dit ? Il n'y a pas de mort. Seulement un changement de mondes".
Hehaka-Sapa (Black Elk)
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Posté le 06.11.2007 par amerindien
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Le cercle est rond et j'ai entend du dire que la Terre est ronde comme une balle etque toutes les étoiles le sont aussi.
Le vent, dans sa plus grande puissance, tourbillonne. Les oiseaux font leur nid en rond, car leur religion est la même que la nôtre.
Le soleil s'élève et redescend dans un cercle.
La lune fait de même, et ils sont ronds l'un et l'autre.
Même les saisons, dans leur changement,forment un grand cercle et reviennent toujoursoù elles étaient.
La vie d'un homme est un cercle d'enfance à enfance, et ainsi en est-il de toute choseoù le Pouvoir se meut.
Aussi nos tentes étaient rondescomme les nids des oiseaux et toujours disposées en cercle,le cercle de la nation, nid fait de nombreux nidsoù nous couvions nos enfants selon la volontédu Grand Esprit."
Elan Noir, indien sioux oglala
Posté le 06.11.2007 par amerindien
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Tout ce que fait le Pouvoir de l'Univers se faitdans un cercle.
Tu enseigneras à d'autre medecine men.
Nous, les oiseaux, les aigles, les hiboux,nous sommes une nation et tu seras notre frère.
Tu ne tueras pas ou tu ne ferasde mal à aucun d'entre nous.
Tu nous comprendras toujourslorsque tu viendras chercherune vision sur cette colline.
Tu apprendras les herbes et les racines et tu guériras les gens.
Tu ne demanderas rien en contrepartie.
La vie d'un homme est courte.
Fais en sorte que la tienne soit remarquable."
Lame Deer
Posté le 06.11.2007 par amerindien
"Les vastes plaines ouvertes,les belles collines qui ondulentet les ruisseaux qui serpentent n'étaient pas sauvages à nos yeux.
C'est seulement pour l'homme blancque la nature était sauvage,seulement pour lui que la terreétait "infestée" d'animaux sauvageset de peuplades "barbares".
Pour nous, la terre était douce,généreuse, et nous vivionscomblés des bienfaitsdu Grand Mystère.
Ce n'est que lorsque l'hommepoilu de l'Est est arrivé et,dans sa folie brutale, a accumulé les injustices sur nouset les familles que nous aimions,qu'elle nous soit devenue "sauvage".
Lorsque même les animaux de la forêtcommencèrent à fuir à son approche,alors commença pour nous"l'Ouest Sauvage".
Luther Standing Bear (Chef sioux oglala)
Posté le 06.11.2007 par amerindien
Voici le texte prononcé par le chef indien [COLOR=purple]Seattle de la tribu suquamish devant l'Assemblée des tribus d'Amérique du Nord en 1854 en réponse au président de l'époque G.CLEVELAND qui lui proposait d'abandonner sa terre aux blancs et leur promettait une réserve pour le peuple indien. [/COLOR]
"
Nous savons que l'homme blanc ne comprend pas nos moeurs. Une parcelle de Terre ressemble pour lui à la suivante, car c'est un étranger qui arrive dans la nuit et prend à la Terre ce dont il a besoin.
La Terre n'est pas sa soeur, mais son ennemi, et lorsqu'il la conquise, il va plus loin. Il abandonne la tombe de ses aïeux, et cela ne le tracasse pas.
Il enlève la Terre à ses enfants et cela ne le tracasse pas.
La tombe de ses aïeux et le patrimoine de ses enfants tombent dans l'oubli. Il traite sa mère la Terre , et son frère le Ciel, comme des choses à acheter, piller, vendre comme les moutons ou les perles brillantes. Son appétit dévorera la Terre et ne laissera derrière lui qu'un désert.
Je ne sais pas. Nos moeurs sont différentes des vôtres. La vue de vos villes fait mal aux yeux de l'homme rouge. Mais peut-être est-ce parce que l'homme rouge est un sauvage et ne comprend pas.
Il n'y a pas d'endroit possible dans les villes de l'homme blanc. Pas d'endroit pour entendre les feuilles se déroulées au printemps ou le froissement des ailes d'un insecte. Mais peut-être est-ce parce que je suis un sauvage et ne comprend pas.
Le vacarme semble seulement insulter les oreilles. Et quel intérêt y a-il à vivre si l'homme ne peut entendre le cri solitaire de l'engoulevent ou les palabres des grenouilles autour d'un étang la nuit ? Je suis un homme rouge et ne comprend pas.
L'Indien préfère le son doux du vent s'élançant au-dessus de la face d'un étang, et l'odeur du vent lui-même, laver par la pluie de midi ou parfumé par le pin pignon.
L'air est précieux à l'homme rouge, car toutes choses partagent le même souffle, la bête, l'arbre, l'homme, ils partagent tous le même souffle.
L'homme blanc ne semble pas remarquer l'air qu'il respire. Comme un homme qui met plusieurs jours à expirer, il est insensible à la puanteur.
Mais si nous vous vendons notre Terre, vous devez vous rappeler que l'air nous est précieux, que l'air partage son esprit avec tout ce qu'il fait vivre.
Le vent qui a donné à notre grand-père son premier souffle a aussi reçu son dernier soupir. Et si nous vous vendons notre Terre, vous devez la garder à part et la tenir pour sacrée, comme un endroit ou l'homme blanc peut aller goûter le vent adouci par les fleurs des prés.
Comment pouvez-vous acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la Terre ? L'idée nous paraît étrange.
Si nous ne possédons pas la fraîcheur de l'air et le miroitement de l'eau, comment est-ce que vous pouvez les acheter ? Chaque parcelle de cette Terre est sacrée pour mon Peuple.
Chaque aiguille de pin luisant, chaque rive sableuse, chaque lambeau de brume dans les bois sombres, chaque clairière et chaque bourdonnement d'insecte est sacré dans le souvenir et l'expérience de mon Peuple.
La sève qui coule des arbres transporte les souvenirs de l'homme rouge.
Les morts des hommes blancs oublient le pays de leur naissance losqu'ils vont se promener parmi les étoiles.
Nos morts n'oublient jamais cette Terre magnifique, car elle est la mère de l'homme rouge.
Nous sommes une partie de la Terre , et elle fait partie de nous.
Les fleurs parfumées sont nos soeurs, le cerf, le cheval, le grand aigle, ce sont nos frères. Les crêtes rocheuses, les sucs dans les prés, la chaleur du poney, et l'homme-tous appartiennent à la même famille.
Aussi lorsque le grand chef de Washington envoie dire qu'il veut acheter notre Terre, demande-t-il beaucoup de nous.
Le grand chef envoie dire qu'il nous réservera un endroit de façon que nous puissions vivre confortablement entre nous.
Il sera notre père et nous serons ses enfants. Nous considérerons donc, votre offre d'acheter notre Terre. Mais ce ne sera pas facile. Car cette Terre est Sacrée.
Cette eau scintillante qui coule dans les ruisseaux et les rivières n'est pas seulement de l'eau mais le sang de nos ancêtres.
Si nous vous vendons de la Terre , vous devez vous rappeler qu'elle est sacrée et que chaque reflet spectral dans l'eau clair des lacs parle d'évènements et de souvenirs de la vie de mon Peuple.
Le murmure de l'eau est la voix du père de mon père. Les rivières sont nos soeurs, elles étanchent notre soif.
Les rivières portent nos canoés et nourrissent nos enfants. - Si nous vous vendons notre Terre, vous devez désormais vous rappeler, et l'enseigner à vos enfants, que les rivières sont nos soeurs et les vôtres, et vous devez désormais montrer pour les rivières la tendresse que vous montreriez pour une soeur.
Nous considérerons donc votre offre d'acheter notre Terre. Mais si nous décidons de l'accepter, j'y mettrai une condition: l'homme blanc devra traiter les bêtes de cette Terre comme ses frères.
Je suis un sauvage et je ne connais pas d'autre façon de vivre. J'ai vu un millier de bisons pourrissant sur la prairie, abandonnés par l'homme blanc qui les avait abattus d'un train qui passait.
Je suis un sauvage et ne comprends pas comment le cheval de fer fumant peut-être plus important que le bison que nous tuons que pour subsister.
Qu'est-ce que l'homme sans les bêtes ? Si toutes les bêtes disparaissaient, l'homme mourrait d'une grande solitude d'esprit. Car ce qui arrive aux bêtes, arrive bientôt à l'homme.
Toutes les choses se tiennent. Vous devez apprendre à vos enfants que le sol qu'ils foulent est fait des cendres de nos aïeux. Pour qu'ils respectent la Terre , dites à vos enfants qu'elle est enrichie par les vies de notre races.
Enseignez à vos enfants ce que nous avons enseigné aux notres, que la Terre est notre mère.
Tout ce qui arrive à la Terre arrive aux fils de la Terre. Si les hommes crachent sur le sol, ils crachent sur eux-même.
Nous savons au moins ceci : la Terre n'appartient pas à l'homme, l'homme appartient à la Terre. Cela , nous le savons.
Toutes choses se tiennent comme le sang unit une famille. Toutes choses se tiennent.
Tout ce qui arrive à la Terre , arrive aux fils de la Terre. Ce n'est pas l'homme qui a tissé la trame de la vie: il en est seulement un fil. Tout ce qu'il fait à la terre, il le fait à lui-même.
Même l'homme blanc, dont le Dieu se promène et parle avec lui comme deux amis ensemble, ne peut-être dispensé de la destinée commune. Après tout nous sommes peut-être frères. Nous verrons bien.
Il y a une chose que nous savons, et que l'homme blanc découvrira peut-être un jour, c'est que notre Dieu est le même Dieu.
Il se peut que vous pensiez maintenant le posséder comme vous voulez posséder notre Terre, mais vous ne pouvez pas. Il est le Dieu de l'homme, et sa pitié est égale pour l'homme rouge et le blanc.
Cette Terre Lui est précieuse, et nuire à la Terre , c'est accabler de mépris son créateur. Les blancs aussi disparaîtront; peut-être plus tôt que toutes les autres tribus.
Contaminez votre lit, et suffoquerez une nuit dans vos propres détritus. Mais en mourrant vous brillerez avec éclat, ardents de la force de Dieu qui vous a amenés jusqu'à cette Terre et qui pour quelque dessein particulier vous à fait dominer cette Terre et l'homme rouge.
Cette destinée est un mystère pour nous, car nous ne comprenons pas lorsque les bisons sont tous massacrés, les chevaux sauvages domptés, les coins secrets de la forêt chargés du fumet de beaucoup d'homme et la vue des collines en pleines fleurs ternies par des fils qui parlent.
Où est le hallier ? Disparu. Où est l'aigle ? Disparu.
CHEF SET'HL (SEATTLE)
Posté le 06.11.2007 par amerindien
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Le temps est glacial et nous n'avons plus de couvertures. Nos enfants meurent de froid.
Une partie de mon peuple s'est enfui dans les montagnes où il n'a ni couvertures ni nourriture.
Je veux avoir le temps de rechercher mes enfants, de voir combien je pourrai en retrouver. Peut être les trouverai-je parmi les morts.
Écoutez-moi mes chefs, mon cœur est triste et malade. A partir de cette heure que marque le soleil, jamais plus je ne combattrai.
Nos pères nous ont transmis de nombreuses lois, qu'ils avaient apprises eux-mêmes de leurs pères.
Elles disaient de traiter les hommes comme ils nous traitent, que nous ne devions jamais rompre un accord les premiers, que c'était une honte de dire des mensonges, que seule la vérité devait être dite."
CHEF JOSEPH des Nez Percés
Posté le 06.11.2007 par amerindien
"
Je ne comprenais pas alors tout ce qui c'est achevé là.
Quand je regarde maintenant vers le passé du sommet de mon vieil âge, je peux encore voir les femmes et les enfants étendus, massacrés, les corps jonchant le sol du ravin.
Je les vois aussi clairement que lorsque je les ai vus avec mes yeux encore jeunes, et je peux voir qu'autre chose est mort dans cette boue sanglante, enseveli dans la tourmente de neige, le rêve d'un peuple à été brisé là.
C'était un beau rêve, et moi à qui une si grande vision a été donnée dans ma jeunesse, vous me voyez maintenant comme un vieil homme pitoyable qui n'a rien fait, car le cercle de la nation est brisé.
Il n'y a plus de centre depuis longtemps et l'arbre marqué d'une cicatrice est mort."
Black Elk :
HEHAKA-SAPA (Chef Sioux) survivant du massacre de Wounded Knee
Posté le 06.11.2007 par amerindien
"
Le Grand Esprit nous a donné une vaste terre pour y vivre et des bisons, des daims, des antilopes et autre gibier.
Mais vous êtes venus et vous m'avez volé ma terre.
Vous tuez mon gibier. Il devient dur alors pour nous de vivre.
Maintenant vous nous dites que pour vivre, il faut travailler. Or le Grand Esprit ne nous a pas fait pour travailler, mais pour vivre de la chasse.
Vous autres, hommes blancs, vous pouvez travailler si vous le voulez, nous ne vous gênons nullement.
Mais à nouveau vous nous dites pourquoi ne devenez-vous pas civilisés ?
Nous ne voulons pas de votre civilisation !
Nous voulons vivre comme le faisaient nos pères et leurs pères avant eux."
Crazy Horse :
TASHUNKE-WITKO ( Grand chef Sioux oglalas)
Posté le 06.11.2007 par amerindien
Quand tu te lèves le matin, remercie pour la lumière du jour, pour ta vie et ta force. Remercie pour la nourriture et le bonheur de vivre.
Si tu ne vois pas de raison de remercier, la faute repose en toi-même.
Laisserons-nous détruire notre peuple sans combattre, abandonnerons-nous notre pays légué par le Grand Esprit, les tombes de nos morts et tout ce qui nous est cher et sacré ?
Tecumseh (chef des Shawnees)
Posté le 06.11.2007 par amerindien
"Qu'est ce que la vie ?
C'est l'éclat d'une luciole dans la nuit.
C'est le souffle d'un bison en hiver.
C'est la petite ombre qui court dans l'herbe et se perd au coucher du soleil."
Crowfoot (chef des Blackfeet)
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