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amerindien
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Un livre concret sur l'histoire de notre humanité, de nos ancêtres et de nos égaux....!
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30.10.2007
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LES GRANDS CHEFS SIOUX : Crazy Horse

Posté le 04.11.2007 par amerindien
Tasunké witko ( Crazy Horse 1842- 1877)

Crazy Horse de son vivant était considéré par son peuple comme le Sauveur. Il était pourvu de toutes les qualités qui font les grands chefs : une grande force de caractère, un grand dévouement à la cause de son peuple et un courage incomparable.

Le futur Chef Sioux, Crazy Horse est né dans la région de Rapid Creek dans le Dakota vers 1842 selon certains, il serait né près de la colline nue dans le site sacré des "Black Hills". Enfant, il était plutôt doux et renfermé. Mais, plutard, il devint un redoutable guerrier. Jeune il nourrit une profonde haine à l'égard des Blancs. Ce sentiment lui avait été notamment inspiré par la découverte du campement dans lequel il vivait près de "Ash Hollow" dans le Nebraska, complètement détruit par l'armée américaine, le 3 septembre 1855.

Dès son plus jeune âge, Crazy Horse fut un guerrier légendaire. Il vola un cheval aux Indiens Craw avant l'âge de 13 ans, et conduisit sa première guerre alors qu'il n'avait pas 20 ans. Les manifestations d'hostilité des Indiens à l'égard des Américains n'avaient jamais complètement cessé pendant la Guerre Civile mais, en 1864, le massacre de Sand Creek marqua le début d'une nouvelle période de conflit ouvert.

Crazy Horse combattit dans dans la guerre de 1865 à 1868 conduite par le chef Oglala Red Cloud contre les colons Américains dans le Wyoming. Il joua un rôle clé dans la destruction de la brigade du capitaine W.J. Fetterman et de ses 80 hommes, le 21 décembre 1866 à Fort Phil Kearney, en attirant les soldats hors du Fort. Il participa au combat de Waggon-Box, le 21 août 1867.

Il était toujours le premier à mener l'attaque et le dernier à battre en retraite.

Il combattit avec les plus grands chefs Lakotas, tout d'abord aux cotés de Red Cloud puis aux cotés de Sitting Bull.

La légende dit que Crazy Horse pouvait galoper devant une rangée de soldats lui tirant dessus, il faisait trois passages sans qu'aucune balle ne l'atteigne puis il appelait ses guerriers et leur disait : "Vous voyez, je ne suis pas blessé et ils ne m'ont pas abattu, alors nous allons charger".


Pendant la décennie suivante, Crazy Horse ne cessa de lutter contre les Blancs et, lorsqu'il ne les combattait pas, il les évitait soigneusement. Au mois de juin 1876, Crazy Horse rejoint, comme beaucoup de Sioux et de Cheyennes, le campement du chef Sitting Bull. L'armée envoya trois colonnes armées pour forcer les indiens à regagner leur réserves.

Rosebud
Crazy Horse et 700 guerriers combattirent les troupes du Général Crook, composées pour beaucoup de tribus Crow, envoyées pour en finir avec eux. Les forces du Général Crook furent mises en déroute. Le 17 juin, Crazy Horse, à la tête de ses guerriers, bat et repousse les troupes du général Crook près de la Rosebud River.

Little Big Horn
Puis il rejoint Sitting Bull et le 25 juin, leur force conjointe remporte la célèbre bataille de Little Bighorn sur le 7ème régiment de Cavalerie du Général Custer qui trouva la mort le 25 juin 1876 lors de l'attaque du camp de Crazy Horse. L'année suivante fut désastreuse pour les indiens.

L'armée, désireuse de venger Custer, ne cessa de les pourchasser. Les soldats étaient supérieurs en nombres et en armes et ne laissèrent aucun répit aux Sioux et aux Cheyennes, forçant ainsi le chef Sitting Bull à se réfugier avec ses Hunkpapas au Canada. Dans cette traque, l'armée utilisa même l'artillerie pour venir à bout des indiens.

Au printemps 1877, à bout de force, les Sioux de Crazy Horse durent se rendre. Finalement, avec la disparition du bison qui était la principale source de nourriture, Crazy Horse fut amené à devoir accepté la proposition et, en juillet 1877, il se rendit à Fort Robinson, dans le Nebraska. Il prit le chemin de la réserve à la tête de près de 300 familles Sioux soit environ deux milles hommes, femmes et enfants, avec l'assurance que les indiens seraient écoutés par le gouvernement.

Pour éviter d'éventuels troubles dûs à la présence de ce grand chef, l'armée décida de l'enfermer. Il fut lâchement assassiné par une sentinelle qui prétendit qu'il avait cherché à s'enfuir, le 5 septembre 1877, d'un coup de baïonnette, lors d'un guet-apens organisé par le Général Crook et plusieurs Indiens, dont Little Big Man, selon de nombreux Indiens présents.

Crazy Horse s'éteignit dans la nuit après avoir prononcé ces paroles : "Mon père, je suis mortellement blessé, que l'on fasse savoir aux miens qu'il est inutile de compter sur moi plus longtemps". Ses parents enlevèrent le corps, et nul ne dévoila le lieu de son enterrement.

Quelques temps avant cela, Crazy Horse avait déjà perdu sa femme et sa fille mortes de tuberculose.

Crazy Horse losqu'on lui demanda : "Où sont vos terres maintenant ?", répondit en pointant le doigt : "mes terres se trouvent là où repose mon peuple"







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LES GRANDS CHEFS SIOUX : Sitting Bull

Posté le 04.11.2007 par amerindien
TATANKA-IYOTAKE(1831- 1890)

Sitting Bull fut un chef de tribu et Chamane des Sioux Hunkpapas, dont il est le principal résistant face à l'armée américaine. Son nom d'origine, Tatanka Iyotake, signifie en langue sioux « bison mâle qui se roule dans la poussière »

Il est né à Bullhead dans la région de Grand River dans le Dakota du Sud en mars 1831.Son nom d'enfance est [Hunkesnit "slow" "lent" nom qui lui été donné car il prenait son temps avant de répondre a une question]. Il a tué son premier bison à l'age de dix ans et marqué son premier coup a quatorze ans lors d'une bataille contre les Crows ( Pour les indiens il était aussi valeureux de toucher un adversaire que de le tuer). En 1857 il adopta son neveu "One Bull" après la mort de son propre fils. One Bull participera à toutes les batailles menée par Sitting Bull, le suivra en exil au Canada, et, sera présent lors de son assasinat par la police indienne en 1890.

Il prend une part active aux guerres des plaines des années 1860, y compris un raid contre Fort Bufford en 1866.

Il accepte le déplacement de son peuple le 2 juillet 1868 prévu au traité de Fort Rice.Ce traité fut signé après la visite chez les sioux (le 20 juin 1868) par le Père De Smet (Père jésuite Belge qui évangélisa des milliers d'indiens). Après la rupture du traité provoqué par les États-Unis, il dirige le soulèvement sioux. Il est rejoint par des tribus cheyennes et, ensemble (1500 guerriers et 4500 civils), ils anéantissent sous sa direction les 263 hommes du général Custer à la bataille de Little Big Horn le 25 juin 1876. Sitting Bull ne participa pas lui-même à la bataille en tant qu’homme-médecine, mais confia le commandement à ses chefs de guerre Crazy Horse, Gall et autres.

Poursuivi par l’armée américaine, il est forcé de s’enfuir au Canada (Lebret, Sask.).En 1880 il refuse de se rendre a une délégation américaine venue l'y rencontrer. Sitting Bull et son peuple se rendirent en 1881 à fort Randall (Dakota du sud). Après 2 années d'emprisonnement,il fut conduit à la réserve de "Great River"
En tournée avec Buffalo Bill participe au Wild West Show de Buffalo Bill en 1885 aux Etats Unis et au Canada, il ne sera pas autorisé a se rendre en Europe, puis il passe les dernières années de sa vie dans la réserve de "Great River" au Dakota.

Le 15 décembre 1890 son fils Pied de Corbeau et lui meurent assassinés par des membres de la police indienne sous prétexte de résistance alors qu’ils venaient l’arrêter pour sa participation présumée à un mouvement de protestation.(Siiting Bull fut accusé par le général Miles d'étre a l'origine de la "Ghost dance"(Dance des esprits) qui depuis l'automne regroupait de plus en plus d'indiens). Sitting Bull fut tué par "Bull Head", lui même tué par "Catch the bear". Hormis Sitting Bull et son fils, sept partisans et cinq polciers perdirent la vie ce jour là.

Selon la légende sioux, une alouette lui avait annonçée en chantant "Les sioux te tueront"
SES CITATIONS
"Notre peuple est comparable à une île en plein milieu d'un grand lac d'hommes blancs. Nous devons unir nos forces, sinon nous serons tous anéantis un par un. Ces soldats ont ouvert le feu ; ils veulent la guerre. Alors comme un seul peuple nous leur ferons la guerre. Une voix m'a été envoyée d'en haut me disant : je les remets à ta merci, parce qu'ils ne savent pas entendre."

"Je voudrais savoir les raisons pour lesquelles vous circulez sur nos pistes. Vous effrayez les bisons et nous avons besoin de chasser dans ces endroits. Je désire que vous vous retiriez de ce pays. Si vous refusez, de nouveau je vous combattrai. Je veux que vous abandonniez le terrain avec toutes vos affaires et que vous retourniez en arrière. Je vous parle en ami."



LES GRANDS CHEFS SIOUX: American Horse (Younger)

Posté le 04.11.2007 par amerindien
WASHICUN- TASHUNKA ( American Horse II) 1840- 1908

"American Horse II" fut un chef des Sioux Oglala pendant les guerres Sioux des années 1870. Il était le neveu de l'ancien "American Horse I" et le gendre de "Red Cloud".

Né vers 1840 à Sitting Bear dans les Black Hills ( l'actuel Dakota du Sud), sous le nom de Wasechun-tashunka, "American Horse II" devint connu comme un guerrier important marquant pendant la "Bozeman Trail War" en 1866. Représentant de sa tribu, "American Horse II" fut un des signataires du traité entre les Sioux et le gouvernement des Etats-Unis en 1887 dans lequel les terres de la Réserve des Sioux dans le Territoire du Dakota fut réduit de moitié. Cependant, avec l'opposition contre le traité de plus de la moitié des Oglala, encouragé par la Ghost Dance apparue après la récente mort de Sitting Bull, il se retira du conseil et mené par Big Foot se prépara à lutter contre le gouvernement fédéral. Cependant ils furent plus tard persuadé par "American Horse II" d'accepter les termes du traité instituant le Réseve de Pine Ridge.

Plus tard "American Horse II" conduisit une délégation à Washington D.C. en 1891, où il reçut le soutien du gouvernement pour obtenir des rations alimentaires améliorées et un traitement plus humain des Sioux. Lui, ainsi que d'autres chefs Sioux, se produisirent dans le spectacle Buffalo Bill's Wild West Show.

Il mourrut à Pine Ridge au Dakota du Sud le 16 décembre 1908.






LES GRANDS CHEFS SIOUX: Big Foot

Posté le 04.11.2007 par amerindien
SI-THANKA ( 1821- 1890)

Etait un chef Amérindien de la tribu des sioux Minicoujous.
Paricipa avec Crazy Horse et Gall à la bataille du "Little Big Horn"
Il fut massacré avec sa tribu par le 7e régiment de cavalerie des États-Unis à Wounded Knee dans le Dakota du Sud le 29 décembre 1890.
Apres l'assassinat de Sitting Bull, le 15 décembre 1890, Big Foot abandonne son village avec sa tribu dans l'espoir de rejoindre les Sioux Oglalas de Red Cloud (Nuage Rouge), car celle-ci comprend de nombreux adèptes de la religion interdite des "Ghosts Dancers" (Danse de l'esprit). Ils traversent 250 km de terres désolées en plein mois de décembre. Il attrape lui-meme une pneumonie.
Ils sont rejoint par la cavalerie étasunienne le 28 décembre et Big Foot affaibli décide de camper a Wounded Knee et de se rendre. Au matin du 29, lors du désarmement de la tribu, un incident dégénère en fusillade générale et plus de 200 membres de la tribu des sioux Minicoujous comprenant femmes et enfants ainsi que Big Foot lui-même sont massacrés sur place.

LES GRANDS CHEFS SIOUX: Black Elk

Posté le 04.11.2007 par amerindien
HEHAKA-SAPA (1863-1950)

Né près de la rivière little Power, dans le Wyoming, élan noir est un Sioux de la tribu des Oglalas. Il eu cinq soeurs et un frère ainsi que de nombreux enfants. À l'âge de neuf ans, il reçu une grande vision. Cette vision a guidée toutes sa vie. Dans ses dernières années il fut un fervent catholique.
Plus qu'un Shaman ou un chef, il était considéré par les siens comme un Saint Homme. Ce qui est pour les Amérindiens le summum de la spiritualité.

En 1931, il raconta sa vie au poète John Neidardt, en lui décrivant sa participation à la bataille contre Custer, la religion de la Ghost Dance (danse des revenants) et le massacre de Wounded Knee. Il en est résulté l'un des livres majeurs sur la spiritualité Amérindienne : Black Elk parle, biographie d'un saint homme chez les Sioux Oglalas.

iL FUT UN DES GUERRIERS AYANT LIQUIDE "CUSTERS" ET SA CAVALLERIE DANS LA BATAILLE DU "Little Big Horn"

LES GRANDS CHEFS SIOUX: Red Cloud

Posté le 04.11.2007 par amerindien
MAKH-PIYA-LU-TA (1822-1909)

Red Cloud (1822-1909) chef des Lakota Oglala, qui pour un temps, résista avec succès à l'occupation par les Etats-Unis du territoire qui fait maintenant partie du Wyoming, Montana et Dakota du Sud. Pendant l'année 1860, Red Cloud combattit pour empêcher l'armée américaine d'ouvrir la piste Bozeman, qui conduisait aux mines d'or du Montana à travers un important territoire de chasse Sioux. En 1866 Red Cloud assuma le commandement d'un groupe de Sioux et de Cheyennes qui s'opposa au projet de l'armée de bâtir trois fortifications destinées à maintenir la piste ouverte. Pendant deux ans Red Cloud et ses alliés assiégèrent ces forts.

Finalement en 1868 le gouvernement américain accepta d'abandonner trois forts. Red Cloud signa le traité de Fort Laramie le 29 Avril 1869. Le gouvernement des Etats-Unis, une fois de plus, abusa Red Cloud : bien qu'il abandonnait la piste Bozeman, le traité inclus une clause installant les Sioux dans une réserve actuellement située dans le Dakota du Nord.

En 1874 George Armstrong Custer guida des experts en mines dans une expédition dans les Black Hills et y découvrirent de l'or ; de nombreuses personnes y déferlèrent afin de prospecter.

Les Sioux furent ainsi trahis par la violation de leurs collines sacrées, et la guerre Sioux de 1875-1876 commença.Red Cloud n'était pas d'accord avec le chef radical, Crazy Horse, mais ne voulait pas non plus sacrifier les Black Hills.

A cause de sa supérioritéen matériel et en armes, l'armée américaine vainquit ainsi les Sioux et les plaça de force dans les réserves.

Red Cloud fut destitué de son rôle de chef Oglala aprés une dispute avec un agent gouvernemental en 1881, et il passa le reste de ses jours à Pine Ridge, Dakota du Sud, ou il mourut en 1909.

La nation CHEYENNE

Posté le 04.11.2007 par amerindien
Les Cheyennes sont une nation amérindienne des Grandes Plaines, proches alliés des Arapahos et généralement alliés des Lakotas (Sioux). Ils sont l'une des plus célèbres et importantes tribus des Plaines. Dans leur langue maternelle, ils se nomment « Tsitsistas ». La nation Cheyenne est composée de l'union de deux tribus, les Tsitsistas et les Sotaae'o. Elle incluait dix bandes, dont les territoires s'étendaient sur l'ensemble des Grandes Plaines, du sud du Colorado aux Black Hills dans le Dakota du Sud. Au début du XIXe siècle, la tribu s'est séparée en deux groupes : celui du sud restant près du fleuve Platte et celui du nord vivant près des Black Hills à proximité des tribus Lakotas.

Les Cheyennes du Montana et de l'Oklahoma parlaient tous deux la langue cheyenne, avec seulement quelques éléments de vocabulaire différenciant les deux groupes. La langue cheyenne est une langue tonale faisant partie du grand groupe des langues algonquiennes
En 400 ans, les Cheyennes ont dû s'adapter à quatre modes de vie différents. Premièrement, ils vivaient dans les régions boisées de l'est et étaient un peuple sédentaire et agriculteur, plantant du maïs, des haricots et du riz sauvage. Ensuite ils vécurent dans les actuels Minnesota et Dakota du Sud, où ils continuèrent à cultiver et commencèrent à chasser le bison des Grandes Plaines. Lors de la troisième époque, les Cheyennes abandonnèrent leur style de vie sédentaire et cultivateur pour devenir une tribu des plaines à part entière. La dernière phase est celle de la réserve.

Les guerres indiennes
Lors des Guerres indiennes, les Cheyennes furent les victimes du Massacre de Sand Creek pendant lequel la milice du Colorado tua 150 Cheyennes, dont au moins 50 civils. Tôt le matin du 27 novembre 1868 commença la Bataille de Washita River lorsque le lieutenant-colonel de l'Armée des États-Unis George Armstrong Custer mena la 7e de cavalerie dans l'attaque d'une bande de Cheyennes coupables de raids dirigés par le chef Black Kettle. 148 Cheyennes furent tués, dont environ 20 femmes et enfants. Les Cheyennes du Nord, et quelques Cheyennes du Sud participèrent à la Bataille de Little Bighorn (25 juin 1876). Avec les Lakotas et une petite bande d'Arapahos, ils annihilèrent George Armstrong Custer et son contingent près de la rivière Little Bighorn. On estime la population du campement des Cheyennes, Lakotas et Arapahos près du lieu de la bataille à environ 10 000 ; ce qui en ferait le plus grand rassemblement amérindien en Amérique du Nord avant la généralisation des réserves.

Après la bataille de Little Bighorn, les tentatives de l'armée étatsunienne de capturer les Cheyennes s'intensifièrent. Un groupe de 972 Cheyennes fut déporté dans les Territoires Indiens de l'Oklahoma en 1877. Là-bas, Les conditions de vie étaient terribles, les Cheyennes du Nord n'étant pas habitués au climat, et bientôt beaucoup furent atteints de malaria. En 1878, les deux principaux chefs, Little Wolf et Morning Star (Dull Knife), réclamèrent la libération des Cheyennes afin qu'il puissent retourner vers le nord. La même année, un groupe d'environ 350 Cheyennes quitta les Territoires Indiens en direction du nord, mené par ces deux chefs. Les soldats de l'armée et des volontaires civils, dont on estime le nombre total à 13 000, furent rapidement à leur poursuite. La bande se sépara rapidement en deux groupes. Le groupe mené par Little Wolf retourna dans le Montana. La bande de Morning Star fut capturée et escortée à Fort Robinson, au Nebraska, où elle fut séquestrée. On leur ordonna de retourner en Oklahoma, ce qu'ils refusèrent promptement et fermement. Les conditions devinrent de plus en plus difficiles à la fin de l'année 1878, et bientôt les Cheyennes furent confinés dans leurs quartiers, sans nourriture, ni eau, ni chauffage.

En janvier 1879, Morning Star et ses compagnons s'évadèrent de Fort Robinson. La plupart furent abattus en s'enfuyant du fort. On estime à 50 le nombre de rescapés, qui rejoignirent les autres Cheyennes du Nord dans le Montana. Grâce à leur détermination et à leur sacrifice, les Cheyennes du Nord ont gagné le droit de demeurer dans le nord près des Black Hills. En 1884, par ordre de l'exécutif, une réserve destinée aux Cheyennes du Nord fut établie dans le sud-est du Montana. Cette réserve fut étendue en 1890, pour s'étendre de la réserve crow à l'ouest à la Tongue River à l'est.

LES PRINCIPAUX CHEFS CHEYENNES:
MOK-TAV-A-TO ( Black Kettle)
WOO-KA-NAY ( roman Rose)
TAMILA-PESNI (Dull Knife)

CHEFS CHEYENNES : Dull Kniffe

Posté le 04.11.2007 par amerindien
Tamílapéšni[/b] (1810-1883)
Enfant de la tribu des Cheyennes du Nord, il était réputé pour être très débrouillard et se sortir de toutes sortes de situations. Par exemple, alors qu'il était âgé de neuf ans, un troupeau de bisons passa dans le camp installé près d'une rivière. Il se réfugia dans l'abri abandonné d'un castor qui dépassait le niveau de l'eau et y attendirent la fin du passage des bisons. Il était honnête et simple malgré ses exploits. Il était d'usage que, lors des déplacements de la tribu, les anciens marchent au-devant pour repérer l'endroit où faire halte. Un jour, un grizzly sortit des fourrés pour les attaquer. Le jeune guerrier vint à la rescousse et se battit contre l'ours avec son couteau. Il combattit souvent armé de son couteau et réussit une fois à battre un ennemi porteur d'un bouclier fait du cuir épais d'un bison que la lame ne pouvait percer. Le Cheyenne alors gagna le nom de "Dull Knife"(littéralement "Couteau Emoussé").
Aux environs des années 1875, les Indiens des plaines étaient déportés de réserve en réserve, et bien souvent dans des régions au climat sec alors que ces indiens étaient habitués à des climats plus froids. Voyant que son peuple mourait de faim, Dull Knife encouragea les siens à quitter la réserve pour regagner leur sol natal. Poursuivis par l'armée, il fut trahi par quelques-uns des siens. Il fut alors encerclé et il dut se rendre, avec ceux qui l'avaient suivi, à Fort Robinson. Les hommes furent jetés en prison et les femmes gardées au camp. Tous avaient le coeur brisé et ne souhaitaient plus vivre dans ces conditions.

Alors les femmes, autorisées à porter des mocassins aux hommes, réussirent à se procurer des armes (quelques fusils et couteaux) qu'elles amenèrent aux guerriers. La totalité des hommes ne put bien sûr être armée. Néanmoins ils attaquèrent les soldats jusqu'à épuisement des munitions puis s'exposèrent aux tirs. Les femmes et les enfants qui les avaient rejoints s'exposèrent également au feu des soldats. Il ne resta plus aucun Cheyenne en vie.

Photo: DULL KNIFFE (Assis) à droite de l'image


LES CHEFS CHEYENNES : Roman Nose

Posté le 05.11.2007 par amerindien
WOO-KA-NAY ( 1835-1868)
Roman Nose, chef Cheyenne à la carrure athlétique fut un contemporain de Dull Knife. Il savait entraîner grand nombre de jeunes guerriers avec lui et on dit de lui qu'il en avait sacrifier au combat plus que n'importe quel chef. Alors que ce dernier combattait des indiens, Roman Nose fit ses armes contre les blancs. Il fut d'ailleurs celui qui attaqua le plus les colons entre 1860 et 1868, et notamment les mormons.

Né en 1830, il devint très vite un guerrier et un leader de guerre. Il combattit à la bataille de Platte Bridge en 1865, ainsi que dans la guerre contre l'itinéraire Bozeman. En 1867, il participa à des raids et aux pourparlers qui précédèrent le Conseil de la Medecine Lodge. Il refusa de signer le traité rédigé par le Conseil.

Ses attaques étaient surtout concentrées sur tout ce qui empruntait la piste de l'Oregon, il sema la terreur au Kansas entre 1860 et 1868 : chariots et militaires.

Il avait un caractère fier et montait un cheval racé, de conformation assez fine contrairement aux autres chevaux indiens. Il portait aussi des habits richement décorés.

En 1868, des Indiens pénétrèrent dans un camp de colons blancs, et tentèrent de voler les chevaux. Roman Nose ne les accompagnait pas du fait de sa trop grande célébrité, qui le démasquait immédiatement où qu'il aille. Lors d'une attaque en 1868 contre un corps de troupe dirigé par le général Forsythe, ce dernier parvint à isoler les Indiens sur un îlot de la rivière Latte. Roman Nose déclara alors à ses braves que le premier à arriver sur cet ilôt pourrait porter une coiffe de guerre. Mais les soldats se défendirent avec tant d'ardeur qu'aucun indien n'y parvint. Pour les motiver encore plus, Roman Nose chargea à son tour vers l'ilôt. Les soldats rapportèrent plus tard que ce moment avait été terrifiant et ceux-ci crurent leur dernière heure arrivée jusqu'à ce qu'un tir n'atteigne mortellement le chef cheyenne, sur les bords de la rivière Arickaree. Par vengeance, ses guerriers continuèrent à attaquer mais les autres chefs cheyennes présents finirent par les convaincre de se retirer. Les Cheyennes appelèrent cette bataille "Le jour où Roman Nose trouva la mort", alors que les militaires la nommèrent "l'attaque de l'île Beecher", du nom d'un militaire tué alors.

Il fut un brillant chef de guerre, fier et brave.



LES CHEFS CHEYENNES : Black Kettle

Posté le 05.11.2007 par amerindien
MOKE-TAV-A-TO (1806-1868)

Survivant au massacre de Sand Creek il fut tué par les troupes de Custer à la Washita.

Black Kettle vivait sur le vaste territoire de l'ouest du Kansas et de l'est du Colorado, qui avait été garanti aux Cheyennes par le traité du Fort Laramie en 1851. Cependant, en moins de dix ans, la ruée vers l'or amena une population importante à Pikes Peak au Colorado. Ce qui conduisit les blancs à vouloir s'approprier davantage de terres. Le commissaire US pour les Affaires Indiennes reconnût même : "We have substantially taken possession of the country and deprived the Indians of their accustomed means of support."

Le gouvernement fit alors signer un deuxième traité, reprenant les terres aux Cheyennes du Sud, ne leur laissant que la réserve de Sand Creek dans le sud-est du Colorado. Black Kettle l'accepta en 1861, de crainte que le pouvoir militaire ne les écrase.

Les terres de la petite réserve de Sand Creek n'étaient pas suffiantes pour le nombre de Cheyennes, de plus elles n'étaient guère cultivables et ne pouvaient donc pas assurer la subsistance des Indiens. Aussi les épidémies se propagèrent rapidement dans le camp. Vers 1862 les troupeaux de bisons les plus proches étaient à plus de deux cents miles. Beaucoup de jeunes Cheyennes s'enfuirent de la réserve pour s'attaquer aux vivres et aux biens des colons voisins et aux convois de chariots. Au printemps 1864 l'un de ces raids mit en colère les colons qui envoyèrent leur milice à leur recherche, milice qui ouvrit le feu sur le premier groupe Cheyenne en vue, en l'occurrence des innocents.

Cet incident créa un soulèvement chez les Indiens des Grandes Plaines (des Comanches au sud jusqu'aux Lakotas au nord), qui pouvaient tirer avantage de l'engagement de l'armée dans la guerre civile. Black Kettle, pourtant, comprit que le pouvoir militaire était trop fort, et conclut un marché avec le commandant de Fort Weld dans le Colorado: ramener les insoumis à la réserve de Sand Creek en échange de leur sécurité.

Mais ce pacte fut trahi par le colonel John Chivington, chef du Troisième Corps de Volontaires du Colorado. Il attaqua le campement de Black Kettle le 29 novembre 1864, massacrant plus de deux cent Cheyennes, dont beaucoup de femmes et d'enfants, puis les mutilant et les scalpant.

Black Kettle échappa miraculeusement à la tuerie, Il retourna à Sand Creek secourir sa femme blessée. Il continua malgré tout à prôner la paix et à empêcher les raids sur les colons. En octobre 1865, avec plusieurs chefs Indiens, il signa un autre traité qui échangeait les réserves de Sand Creek contre celles du sud-ouest du Kansas, mais qui les dépossédait également de leurs territoires de chasse du Kansas.

Seule une partie de la nation Cheyenne du Sud suivit Black Kettle et les autres chefs dans ces nouvelles réserves. D'autres rejoignirent les Cheyennes du Nord sur le territoire Lakota. Beaucoup ignorèrent simplement le traité, et continuèrent à vivre sur les terres natales. Ce dernier groupe, mené par le chef Roman Nose, se battit furieusement contre le général William Tecumseh Sherman, ce qui amena l'arrêt de tout trafic à l'ouest du Kansas pendant un moment.

Le gouvernement voulut une fois de plus faire transférer les Indiens dans deux minuscules réserves du Territoire Indien, où elles recevraient des provisions annuellement. Black Kettle fit partie des chefs qui signèrent ce traité, le Traité de "Medicine Lodge" de 1867. Cependant, une fois installées, les tribus ne reçurent jamais la nourriture promise, ce qui entraîna le départ des indiens vers le groupe de Roman Nose.

En août 1868, Roman Nose mena une série de raids sur les fermes du Kansas. Sous les ordres du général Philip Sheridan, trois colonnes de troupes rejoignirent la Septième Cavalerie de G. A. Custer, pour mener la contre-attaque. Dans la tempête de neige les traces de replis des groupes menant les raids conduisaient au village de Black Kettle, sur la "Washita River".

Le 27 novembre 1868, quatre ans après le masscre de Sand Creek, les troupes de Custer attaquèrent le village de Black Kettle, cette fois, le chef et sa femme y perdirent la vie à Washita. Custer raconta par la suite qu'un guide Osage scalpa Black Kettle.



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